Un printemps du Jardin des plantes aux bords de Seine (Paris 12 – Paris 6)

Avril semble désormais loin, pourtant il y a un moment fugace, que j’affectionne particulièrement : celui de la floraison des cerisiers du Japon. Ces fleurs roses semblent tout à coup colorer la végétation naissante sur les arbres restés nus durant tout l’hiver.

J’ai fait cette balade dans un Paris qui semble renaître sous une lumière plus chaude, l’année dernière aux alentours du 10 du mois d’avril. Pour cela je suis partie de la Gare de Lyon pour terminer mon parcours sur le Pont des Arts (encore recouvert des fameux et problématiques cadenas chers aux amoureux).

Depuis la gare, j’ai descendu la rue de Lyon tout à fait face à moi, j’ai tourné à gauche quelques rues après m’être engagée dans la rue, en face du cinéma. Ici on trouve l’entrée de la rue Crémieux, qui fait penser qu’on a quitté la capitale et que l’on se trouve dans une rue plutôt en Angleterre. Ici en effet la perspective est colorée, et les façades soignées, sont toutes habillées de couleurs vives, de plantes et de décorations saisonnières.

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A mesure que l’on pénètre dans la rue, on apprécie le calme, la rencontre parfois, des chats des propriétaires de la rue, et le charme des habitations.

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On s’éloigne à présent pour traverser la Seine par le pont d’Austerlitz. En prenant à droite, on s’approche peu à peu du Jardin des Plantes. ce dernier semble transfiguré avec ses arbres et ses massifs en fleurs. C’est un visage coloré qu’il offre aux visiteurs, qui sont ravis de profiter du parfum délicat des lilas, roses, ou fleurs des champs.

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Un peu plus loin, c’est le formidable « Prunus Shirotae » qui attire l’attention du public. Sa floraison abondante et son envergure impressionnante, donne l’impression qu’il trône littéralement au milieu du Jardin. Ecrin rosé pour un moment suspendu. Cet arbre était très imposant, il y a quelques années avec ses branches qui rasaient le sol, mais malgré sa petite clôture, il était abîmé. Depuis, les barrières ont été retirées, et l’arbre taillé. Il offre ainsi un joli abri aux branches lourdes de fleurs rose éclatant. Pour ceux qui connaissent la tradition japonaise de « hanami » (ce qui signifie « regarder les fleurs »), et pour les japonais, le Jardin des Plantes devient un lieu incontournable en cette saison. La floraison éphémère du « cerisier du japon » est alors un véritable rendez-vous. Le spectacle vaut le coup d’oeil, et ne dure qu’une à deux semaines, après les branches se couvrent de feuilles, les fleurs perdent leur éclat, tombent en laissant un tapis de pétales roses sur le sol.

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Un joli rendez-vous pour les amoureux qui immortalisent l’instant en photo. Je m’éloigne en faisant un tour du jardin, prenant soin de passer près de la mare aux grenouilles et près des grilles de la ménagerie dans l’espoir d’apercevoir l’adorable panda roux.

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Tandis que je continue mon chemin sur les quais de Seine, je prends le temps de savourer l’air doux de cette jolie journée d’avril. Je ne suis pas la seule visiblement : les couples paressent allongés sur les quais, les promeneurs prennent le temps d’apprécier le calme dans la capitale. Je savoure la tranquillité de ceux qui observent, travaillent, se détendent près de l’eau, là avec cet angle de vue, en plongée du haut des quais. Paris avec ses péniches et ses bateaux prend alors des airs un brin balnéaire. Je fais un tour sur l’île Saint-Louis, en passant par l’arbre à sa « proue », sur lequel à ce moment là, un homme s’appuie, en s’en servant comme dossier. Je poursuis sur l’autre rive en traversant la Seine.

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J’arrive près de la station Pont Marie, de la rue des Barres, au charme désuet. En effet, on y distingue les échoppes colorées, désormais devenues des restaurants ou des magasins, à l’abri de l’église Saint-Gervais. On estime que cette rue, à l’époque « voie », existait déjà en 1250 et qu’elle doit son nom à un ancien moulin sur la Seine, appelé Moulin des Barres. En poursuivant en haut des marches, on peut admirer au 12, un magnifique bâtiment à colombages (maison de ville des religieuses de l’abbaye de Maubuisson).

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Je poursuis alors du Marais jusqu’au Louvre pour longer la mystérieuse église Saint-Germain l’Auxerrois, dont la tour romane que l’on distingue sur la photo date du 12ème siècle. Elle est notamment réputée pour avoir sonné l’alerte lors du massacre de la Saint-Barthélémy en août 1572.

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Après avoir longé le Palais du Louvre, je me retrouve à nouveau sur les quais et je m’approche du Pont des Arts. La tradition des cadenas d’amour a fait polémique. Ces « gadgets », ont eu en effet raison du pont à plusieurs endroits, et les grillages ont cédé sous le poids des cadenas. Ces derniers étaient achetés et marqués par les amoureux du monde entier, qui les attachaient sur les grilles, en signe de leur union. Plusieurs tentatives ont été entreprises pour éviter ce désagrément : plaques de contreplaqué, de plexiglas ou la mode des selfies avec le hashtag #lovewithoutlock (littéralement, l’amour sans cadenas) lancé l’été dernier (août 2014)… Mais le pont reste pourvu de cadenas par endroits, et cette lubie s’est aussi déportée sur d’autres ponts de Paris…

Pas besoin pourtant de cadenas pour ressentir cette effervescence printanière, avec la sortie de tous ces amoureux qui se baladaient alors dans la capitale…

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