The impossible (Juan Antonio Bayona)

Au générique, déjà, on est informés qu’il s’agit d’une histoire vraie. La mention clignote comme un warning. Nous savons qu’il s’agit du récit d’une famille partie passer Noël sur la côte ouest de la Thaïlande en 2004. Nous savons qu’il va être question de leur manière d’affronter le terrible tsunami qui a frappé les rives de l’Asie cette année là.

Le film débute dans l’avion et permet de présenter les personnages et de brosser rapidement leurs traits de caractère, et leurs préoccupations quotidiennes. Ils sont un couple américain, parents de 3 enfants, vivant au Japon pour le travail du père. Très vite on perçoit leur psychologie. Très vite ils s’installent dans leur bungalow luxueux et flambant neuf d’un hôtel qui vient d’ouvrir et dont les portes et les fenêtres donnent sur la mer. Tous sont émerveillés et ravis. Le jour de Noël après avoir ouvert leurs cadeaux, ils vont jouer tous ensemble au bord de la piscine.

C’est très tôt dans le film que la catastrophe advient. L’objet n’est pas tellement de s’attarder sur l’horreur du phénomène dans la manière dont il s’est produit. On ne voit pas le séisme avant-coureur. Ni les mouvements massifs de fuite des animaux. On ne voit pas à quel point l’eau se déverse pendant longtemps.

Mais on perçoit pleinement la puissance de destruction, l’effroi que suscite cette situation inattendue. La vague frappe violemment l’hôtel et tous affrontent le choc et le flux seuls. On voit la mère projetée sur la baie vitrée. Avec elle, on ressent l’intensité de la force qui tire vers les terres en emportant tout. Sous l’eau, les débris les plus dangereux sont susceptibles de déchiqueter les corps qui les rencontrent. Elle s’emmêle. Mais elle finit par faire surface. Plus tard elle retrouve son ainé  qui restera à ses cotés durant tout le film. Ensemble, marqués, effrayés et courageux, ils vont s’accrocher à la vie, mesurer l’importance de leur relation et faire profiter de leurs valeurs fondamentales (notamment de leur générosité). La majeure partie du film se déroule dans le centre de soins, théâtre de scènes humaines intenses. C’est cela que le film cherche à éclairer au travers de ce récit. Les liens familiaux et la question de la relativité.

On peut regretter le coté lisse et aseptisé de ces acteurs américains alors qu’il s’agit de l’histoire d’une famille espagnole. Mais le casting est bon. Au-delà d’Ewan McGregor et de Naomi Watts plutôt convaincante, les enfants en particulier l’ainé donnent du crédit au film.

Une autopsie de la catastrophe d’une belle intensité émotionnelle…

A voir :
The impossible, un film de Juan Antonio Bayona (1h47)

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