Nuit Blanche 2012 – Déambulations au bord de l’eau et sous la pluie

Organiser son parcours pour la Nuit Blanche, n’est pas chose aisée, surtout quand on a une envie d’exhaustivité.

Pour ne rien manquer des projets phares, nous avons commencé par sélectionner nos incontournables, puis nous avons insisté sur ceux qui ne nécessitent pas une attente prolongée, et ceux qui se trouvent dans le même périmètre.

Il est pourtant compliqué de tout faire, car la plupart des années, les différents parcours se trouvaient disséminés dans Paris, et il fallait les joindre en métro ou à vélo.

Cette année, la Seine dessinait le parcours principal, en regroupant des spots sur ses rives avec pour grande nouveauté les belvédères, permettant de prendre de la hauteur pour observer la ville sublimée par les artistes.

Ainsi nous avons choisi de commencer par l’ascension de la BNF, pour voir Paris du belvédère de la Tour des Lois.


En attendant, nous avons pu voir la ligne dansée des agents de la Ville de Paris appelée « Paris à l’infini », initiée par Jérome Le Bon et chorégraphiée par Julie Desprairies. Ode aux forces internes de la ville, gestes du quotidien, l’ensemble esthétique dessine une ligne en mouvement qui anime de grands espaces. Ici en haut des marches de la BNF, il était amusant de les voir en faisant varier les perspectives d’en bas, et encore plus, de les voir dix-huit étages plus haut !

Dans la file d’attente, une des bibliothécaires est venue de nous parler des « trésors » que recèle la BNF. En effet, ici sur le site de François Mitterrand, sont archivés dans les tours :

– Les livres  et les collections patrimoniales pour les chercheurs (accessible en Rez-de jardin)
– Les journaux
– Les ressources audiovisuelles (disques et films)

La bibliothèque du Haut-de-jardin contient elle, les collections encyclopédiques en libre accès.

Le travail colossal de numérisation des journaux est une des tâches qui incombe au site de François Mitterrand. Les  manuscrits anciens (les plus fragiles) sont pour leur part conservés plutôt sur le site de Richelieu, et la conservation ou la restauration d’œuvres a lieu à Bussy Saint-Georges (et à François Mitterrand).

Il n’est pas obligatoire d’être chercheur pour accéder à des documents patrimoniaux. Si on se décourage devant ce pré-requis, il faut juste savoir qu’il faut justifier de son intérêt pour le manuscrit au cours d’un petit entretien pour obtenir une accréditation.

Les visites sont consultables ici

 

D’en haut la vue imprenable permettait de voir :
La Passerelle Simone de Beauvoir dont les lumières interagissent avec les mouvements des promeneurs ( Oidem, OF TWO, un pont social dans un pont structurel)
La Tour de Jussieu mise en lumière et accompagnée d’un parcours sonore par la Compagnie Décor Sonore – Michel Risse
Les usines d’Ivry dont la fumée colorée par Jacqueline Dauriac était intitulée « Suivez mon panache rose »

 

En poursuivant, notre parcours (sous la pluie) et après avoir fait demi-tour devant les files d’attentes décourageantes, nous avons été accueillis sur la Place Beaudoyer (4ème) par un joyeux groupe colportait « la légende de l’homme d’eau ». Projet imaginé par Patrick Corillon, il s’agit de réintroduire l’importance de l’eau de Paris (en partenariat avec le Pavillon de l’eau, un lieu à découvrir aussi pour ses belles expositions). Légende amusante, elle sensibilise le public au moyen de la distribution de l’eau potable de Paris via des gobelets en plastique réutilisables, designés pour l’occasion. La légende et la chanson de l’homme d’eau s’y déroule, en expliquant que nous avons tous un petit être liquide qui guette son double pour le compléter.

 
Dans une des salles de la Mairie du 4ème, pour illustrer les dérives de la société de consommation, Michel Blazy a installé un échafaudage de bacs munis de pompes à air et remplis de bain moussant dont la mousse se déverse en guirlandes. Appelé, « Bouquet final 2 » c’est un projet en mutation permanente, hypnotisant car selon l’angle il est esthétique ou plutôt repoussant, des pans de mousse se détachent par moment illustrant la progression de la matière. Ici c’est effectivement elle qui est au cœur du spectacle, dans ces coulées aériennes, que certains n’ont pu s’empêcher de toucher, d’arracher, ou d’utiliser pour leur photo.

Au final beaucoup de lieux à découvrir durant l’année et d’autres à visiter lors de la prochaine édition !

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