Mon monde flottant

[Jeudi 11/09/2012] En sortant du bâtiment, tel un paquebot, qui m’a acheminée d’Edo aux pieds de la Tour Eiffel, je savoure les souvenirs d’estampes et les représentations que la conférence a fait naître dans mon imagination. Une visite de Tokyo il y a deux siècles. Au loin la Tour Eiffel sonde la ville de son rayon lumineux, en nous rappelant à l’ordre. Ainsi repérées, une japonaise en tenue traditionnelle se précipite à l’intérieur de la Maison de la Culture du Japon pour s’abriter, tandis que je me dirige en flottant un peu, comme ce monde d’ukiyo-e, ces images surannées, vers le métro aérien. En filant vers Etoile, j’éprouve le besoin de partager cette sérénité et cette joie mêlées. J’envoie un sms pour m’ancrer dans le réel. La réponse immédiate, surenchérit à mon propos. Je pense au soutien dont il toujours fait preuve, et ce malgré la difficulté apparente de certaines situations. Subitement, je suis à nouveau l’adolescente qui achète des sous-vêtements en sa compagnie, celle encore, qui serre son bras avant de passer l’examen auquel il m’a accompagnée, émerveillée devant les réalisations de rêves qu’il a permises, les voyages, les expériences, les décisions de vie, et enfin je pense à sa présence constante en cas de besoin. Il croit en moi. Il est bon de sentir cet amour sans limites conjugué à cette confiance en mes projets. En retour, je suis fière de posséder les qualités qui le caractérisent : l’envie de rire tout le temps et cette petite folie rigolote. Mon papa. Je souris dans la rame ruisselante de pluie. Sous-marin intime qui m’a fait descendre au fond de moi.

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