Le Hobbit : un voyage inattendu (Peter Jackson)

Déjà au générique, on a des frissons au souvenir de la grande trilogie qu’a offert précédemment le Seigneur des Anneaux. Cette fois, il s’agit de l’histoire de Bilbo, qui se situe 60 ans avant les 3 films que l’on connait. Dans le livre l’écriture est différente, elle s’adresse davantage à un jeune public. L’histoire est bien condensée dans un petit ouvrage. Il est difficile de comparer les deux histoires, l’une évoquant une aventure, une ouverture sur le monde, l’autre une course poursuite pour lutter contre la fin du bien et de la vie. Les enjeux sont différents et pourtant Peter Jackson choisit de donner le même format aux deux histoires. Judicieux ?

Néanmoins c’est avec plaisir que l’on retrouve les lieux et la bande son que l’on connait déjà : la Comté ou Fondcombe, et avec joie que l’on suit de nouveau les personnages : Gandalf le guide, Elrond le seigneur elfe et Galadriel la dame elfe, ou Gollum. On se familiarise avec les nouveaux personnages, les nains et avec leur quête pour regagner leur royaume. On découvre aussi Martin Freeman, soit Bilbo jeune, qui donne du crédit au personnage, et auquel on adhère rapidement. D’emblée on est frappés par les décors, les images, les détails. Dès le début du film, on retrouve la fidélité au livre, des textes jusqu’aux manières des personnages « (…) et il passa un pouce sous ses bretelles tout en émettant un rond de fumée encore plus grand que le précédent »

On apprécie en préambule, le récit historique qui permet de brosser le tableau sur ce qui est advenus aux nains. Cette légère entorse au livre, contribue à installer la psychologie des personnages, à affirmer la relation entre le roi nain Thorïn et Bilbo.

On contemple avec stupeur les décors grandioses et on salue les scènes mémorables qui parachèvent la dimension fantastique du film : combat de géants de pierre, poursuite dans une mine qui s’effondre…

Si l’on voit l’évidente parenté avec la trame de La Communauté de l’anneau, premier volet de la trilogie précédente, on peut comprendre que Bilbo fut en quelque sorte l’ébauche de l’œuvre qui a suivi. On a l’impression de repartir en quête, de refaire le chemin, mais ce n’est pas un mal.

Par contre, le rythme est mal évalué compte tenu de l’intrigue. Il s’agit là d’un récit pour enfants, quelque chose de léger en apparence mais qui pose certaines valeurs fondamentales : l’entraide, l’ouverture d’esprit, la découverte, la tolérance, le courage… On note ici contrairement à l’histoire d’origine synthétique et bien équilibrée, que le film s’étire et se complait dans le détail pour tenir la distance. Ici l’histoire s’attarde un peu sur elle-même, mais pour des fans, ça n’enlève pas vraiment l’envie de voir la suite…

A voir :
Le Hobbit : un voyage inattendu,

un film de Peter Jackson (2h45)

2 Comments

  • Sysiphe dit :

    Tu résumes (parfaitement) bien le sentiment que laisse se film avant et après l’avoir vu … Comme toi, j’avoue que cet acteur Anglais, que l’on croise parfois dans les films ou séries Britaniques, donne une force au film et permet de ne pas décrocher parfois.

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