Géométrie de caoutchouc, par Aurélien Bory à la Grande Halle de la Villette (Paris 19)

Dans l’Espace Chapiteau circulaire de la Grande Halle de la Villette, un plus petit chapiteau occupe le centre de la piste. Réplique exacte de celui sous lequel on se trouve. Les spectateurs prennent place de part et d’autre, ne sachant pas trop où il est « mieux » de se placer.
La lumière baisse et dans l’obscurité, le chapiteau s’éclaire. Sur ses parois, 4 couples évoluent dans des mouvements saccadés, comme des papillons de nuit. Une course poursuite s’engage ensuite sur le pourtour du chapiteau, et leur danse s’achève lorsqu’ils s’en libèrent, à la manière d’automates.
Prenant vie, les couples quelque peu déséquilibrés dans leur démarche, s’élèvent face à la forme mouvante. Une conquête s’engage alors entre eux et le lieu du cirque ici représenté. Escalade, modelage de l’espace via les câbles qui retiennent la bâche du chapiteau, glissades, acrobaties. Le spectacle a lieu dans un nouvel espace, engageant davantage le public lui-même pris entre les deux surfaces des chapiteaux. Les câbles deviennent des trapèzes ou des mâts chinois, et les jeux d’ombres qui se répercutent sur les parois intérieures décuplent le tableau. Mais on comprend rapidement ce que font les acrobates : ils démontent le petit chapiteau. Une issue inéluctable qui interroge sur sa signification. Est-ce une ouverture du cirque hors de son espace d’expression habituel ? Est-ce à dire que le cirque peut s’envisager partout, et pas uniquement sous un chapiteau ?
On le lui souhaite. Et on aimerait en voir encore lorsque le spectacle prend fin !
Une représentation poétique avec des artistes à suivre…

A suivre :

Géométrie de caoutchouc, pièce pour un chapiteau
D’ Aurélien Bory
Compagnie 111

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