Elles changent l’Inde au Petit Palais

Quand on pénètre dans le Hall Jacqueau, il n’y a plus de doute, on va rester un moment en Inde. Les couleurs chamarrées l’attestent. On est subitement loin du décor du Petit Palais dans lequel on se trouve pourtant. Loin de la coupole Dutuit, de la pluie et du froid qui nous enveloppent pourtant. Loin de l’image conservatrice pourtant réelle de la condition de la femme en Inde, l’exposition montre comment doucement s’opère la conduite du changement. Comment la femme s’impose dans la société indienne, comment grâce à sa force, sa volonté ou ses convictions, elle amorce la mutation des mentalités. En effet, au fil des photos des 6 reportages, nous voyons les femmes à des postes de pompistes, d’agents de la sécurité, de conductrices de taxis, d’élues, d’avocates, ou de réalisatrices de films. C’est une victoire, mais le changement est lent, en raison du comportement paternaliste fortement ancré dans l’éducation-même. Il se dégage quelque chose de très authentique de cette exposition : les piles de papiers en arrière-plan des bureaux, la formation des conductrice de taxis où elles s’exercent sur un vrai fauteuil de voiture qui a encore son plastique de protection, les expressions sincères des visages que ce soit des classes d’enfants ou des actrices bollywood sur un tournage de film, la plénitude des étudiantes du campus de Bengalore en uniformes blancs. On convient alors comme l’un des photographes parlant des brodeuses « elles ont le don de rendre beau tout, autour d’elles ». La fin de l’exposition présente 6 petits films sur les « coulisses » des reportages photos. L’un des photographes dit « Les femmes gèrent la maison, la famille, rien d’étonnant qu’elles gèrent mieux que les hommes la collectivité »


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