Cézanne et Paris au Musée du Luxembourg

L’exposition, comme un voyage, débute dans une rue desserte de Paris. Car c’est ainsi que Cézanne voit la ville, elle est espace artistique avant d’être motif pictural (comme la considèrent ses contemporains). Pour lui, il faut apprendre des maitres mais « dégager soi-même la Nature et exprimer son tempérament personnel ». Paris est une ville intérieure, nécessaire pour progresser dans son art. C’est au fil des portraits, des natures mortes ou des paysages, que l’on accompagne Cézanne dans la visite de cette exposition à taille humaine. On y découvre l’évolution de sa technique du couteau à palette ou de l’eau forte, pour parvenir à la construction de ses toiles par la couleur et par des expérimentations formelles. On en sort comme d’une promenade, des Toits de Paris, en passant par [le Pont de Maincy] (1879) pour finir sur [Les bords d’une rivière] (1904), en retenant que ce qui importe « c’est l’expression intime d’une réalité extérieure ».

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