Bishnoïs, Franck Vogel à la In Between Gallery (Paris 3)

Comme il est agréable un soir d’hiver, de pousser la porte de la In Between Gallery pour se trouver en instant partis pour le désert du Thar.


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C’est là précisément que vit paisiblement la communauté Bishnoïs, dans l’État du Rajasthan, à la frontière du Pakistan.  Respectueuse de la nature, ses membres sont souvent considérés comme les premiers écologistes.

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Ces hommes et ces femmes vivent en harmonie avec les animaux, les arbres et la terre qui les entourent. Ils adorent l’antilope noire, considérée comme leur fils, et la gazelle dite chinkara,  qui est particulièrement adorée, parce qu’il est entendu dans la croyance bishnoïe, que l’on se réincarnerait en chinkara. Dans leur attention à la Nature et dans leurs principes de vie, leur enseignement est précieux.

Le prophète fondateur de la communauté Jambheswhar édicte 29 préceptes en 1485. Bisnoïs vient justement de “bish” signifiant 20, et “noï” neuf. Nombre de ces règles sont liées au respect de l’environnement. Ainsi chacun préserve la nature, et pour maintenir l’équilibre du désert, chaque famille plante des arbres régulièrement, recueille l’eau de pluie, n’utilise que le bois mort, et protège les animaux.

The Bishnois, ecologists since the 15th century bishnoïs-franck-vogel_4

Si bien que pendant les récoltes un troupeau d’antilopes peut faire des dégâts mais la communauté laisse brouter les bêtes tranquillement car il est naturel pour elle de partager ses bien avec les animaux sauvages. Souvent d’ailleurs les hommes replacent naturellement un petit faon orphelin par exemple parmi le troupeau en attendant qu’il trouve une mère adoptive.

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Rana Ram Bishnoï a planté plus de 22 000 arbres depuis 38 ans, et nourrit perpétuellement matin et soir, les animaux autour de sa maison, quelles que soient les conditions climatiques.

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Lors des pèlerinages chaque famille Bishnoï offre du blé pour nourrir les gazelles, les antilopes noires mais aussi les paons, ou les pigeons qui vivent autour des temples sacrés. C’est depuis le 15ème siècle qu’ils partagent ainsi leur récoltes et l’eau et sont inventeurs ainsi de la première éco-taxe.

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Les arbres Khejri sont considérés comme de saints hommes. Suivant leurs règles, les hommes ne coupent jamais le bois. Les menuisiers Bishnoïs attendent que les arbres meurent ou soient abattus lors de tempêtes.

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Des offrandes sont faites à Havan le feu sacré avant la tempête.

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En respectant leurs règles, les Bishnoïs forment avec le sable ou avec la terre des collines qui permettent de les abriter du vent lors de tempêtes. Ces monticules limitent l’érosion et permettent de préserver les cultures et les arbres.

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Une brève mais belle exposition !

A voir :
Bishnoïs, Franck Vogel
A la In Between Gallery
3 rue Sainte-Anastase
73003 Paris

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