Anicroches – Variations, choral et fugue à l’Espace culturel Louis Vuitton

Surpris dès la montée en ascenseur, on nous prévient que c’est un dispositif spécial, qu’il a été conçu par Olafur Eliasson, entièrement capitonné, où l’on monte vers l’espace de l’exposition dans le noir. Interrogés dans notre perception, on commence l’exposition de cette manière et l’on comprend vite qu’ici tous les dispositifs présentés impliquent notre concours, notre expérience. Un de ceux qui a retenu mon attention (j’y suis revenue plusieurs fois) est est la [Lyre] de Laurent Saknik :

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Devant un triangle formé par des vitres, basé sur le concept du thérémine (qui est un des premiers instruments de musique électronique) on place les mains devant des capteurs, de notre mouvement naissent les sons les plus inattendus. D’un mince frottement de doigts a jailli un véritable mugissement. Le dispositif où des tablettes tactiles produisant chacune un son singulier, placée sur des pupitres en rond, dans la pénombre, produit un concert improbable lui aussi. Il entre en résonnance avec le bruit réglé des 128 cymbales de Stéphane Vigny juste à l’extérieur. Concert qui fait l’économie du musicien. On sort avec le sourire, contents de l’expérience.

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