Alice Springs à la Maison européenne de la photographie (Paris 4)

Quand elle prend l’appareil photo pour la première fois, c’est pour rendre service à son mari, Helmut Newton, et proposer une image pour la marque Gitanes.

D’emblée son talent pour saisir l’essence d’une personne se révèle : pour elle point d’artifices, de techniques de prises de vue etc… elle veut saisir sur le vif des personnes dont elle est proche. Côtoyant la jet-set et de grands artistes grâce notamment à la renommée de son mari, elle sollicite les personnalités qu’elle connait pour leur tirer le portrait en même temps que le meilleur d’elles-mêmes.

On est prévenus en entrant dans l’exposition c’est une photographie sans détour que nous allons apprécier.

Pénétrant dans un univers codifié et d’apparence distante, celui de la mode, on perçoit pourtant dans les photos sur papier glacé pour le coiffeur Jean-Louis David ou pour le magazine Dépêche Mode, autant l’air du temps que quelque chose d’intime du modèle. Ici la mode est vecteur de l’atmosphère de l’époque et le talent de la photographe sublime les sujets.

Les séries qui suivent mettent en scène des couturiers notoires et leur mère, des femmes célèbres et leurs enfants, ou des artistes (peintres, photographe etc…). Ce jeu avec l’espace et la situation ajoute une dimension à la photo, et les poses semblent étudiées  contrairement à ce que nous avons lu en introduction de l’exposition. Cette impressionnante galerie de portraits est souvent assimilée à un « Who’s who ». On sent tout de même le travail sur la lumière, des moments captés tout comme des caractères, disent quelque chose de la relation humaine.

C’est parfois aussi l’image d’une émancipation, surtout dans les portraits des femmes et leurs enfants placés dans des positions inattendues.

Un catalogue d’une époque dans lequel il est agréable de déambuler.

(Exposition terminée)

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