A quoi s’attendre quand on court la Parisienne pour la première fois ? Conseils pratiques (La Parisienne 2016)

J’ai commencé à courir il y a un peu moins d’un an, sans prétention et pour me dépenser. Coupure dans la journée à l’heure du déjeuner, c’est toujours un moyen d’être concentrée, de faire le vide et d’être plus efficace au boulot l’après-midi. Pour autant les compétitions ne me tentent pas. Je n’éprouvais pas le besoin de me mesurer au chronomètre officiel, ou à faire de cette activité de détente, un vrai challenge.

C’est d’une initiative RH qu’est venue l’inscription à la Parisienne, à cette édition 2016. J’ai cédé et je me suis inscrite avec mes collègues. Régulière sur mes entraînements durant l’été, je pensais surtout aux courses longues qui m’attendaient durant l’année. Même si pendant les jours les plus chauds, j’ai éprouvé mes limites et déterminé les meilleures (et les pires) conditions que je peux supporter, j’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait à cette première course.

D’une part le manque d’informations est cuisant.

Sur le site, il faut se contenter de cartes en images imprécises, et de maigres indications d’heures et de lieux. Un petit sac avec des produits partenaires est aussi fourni en même temps que le tee-shirt officiel et le dossard, et on peut trouver un magazine. Sur une des pages (qu’il faut encore trouver) quelques consignes sont rappelées, mais rien de bien consistant pour qui souhaite appréhender un peu mieux sa première course.

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Cette année vigipirate oblige, tous les flux de participantes, devaient passer par le “village” situé au métro “la Motte-Piquet Grenelle”, en plein sur le champ de Mars du côté de l’Ecole Militaire. Consignes, toilettes (et animations) et autres commodités s’y trouvent et le parcours vers le départ s’effectue depuis ce point de ralliement.

Le soleil voilé m’arrangeait et même la Tour Eiffel se cachait derrière une coiffe de brouillard. Il ne ferait pas trop chaud. Il faisait même frais. A peine s’est-on retrouvées, qu’une légère bruine a commencé à tomber. Il était temps de gagner le village.

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Nul besoin de se surcharger, j’ai opté pour le strict minimum, c’est-à-dire ma tenue avec le tee-shirt officiel et le dossart épinglé, une bouteille d’eau que j’ai gardé jusqu’à l’entrée des sas, et une ceinture contenant ma carte navigo, mes clés, des mouchoirs, rien de plus.

En réalité, la plupart des groupes et des participantes arrivent très tôt pour “bien se placer” dans les sas de départ. Le premier peloton démarre à 9h45 et les départs se font toutes les 7 minutes. Ainsi si ma voisine arrivée à 7h55 sur place, est passée aux alentours de 10h15, nous qui nous étions donné rendez-vous comme des fleurs à 10h30, sommes passées en dernier à 12h35. Contrairement à une session d’entraînement qui semble routinier et où les petites habitudes sont comme des repères, dans une compétition, les paramètres à gérer sont beaucoup plus nombreux, et inconnus pour l’heure à ce moment là pour moi.

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En effet, il faut prendre en compte comme d’habitude les conditions climatiques et son propre état. Déjà que je prends mille précaution avant toute sortie (même d’une heure), le stress, l’ignorance des conditions, et la foule compacte me jouaient des tours. Après avoir été faire pipi (par précaution) à plusieurs reprises, je me suis enfoncée dans la foule désorganisée aux cotés de mes collègues. Agoraphobe j’ai été servie. J’ai redoublé de concentration pour rester calme à mesure qu’on avançait vers le pont de l’Iéna.

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Une fois sur le pont, la foule s’est resserrée et a commencé à bouger au son de l’orchestre juché en hauteur de l’autre côté. Les chansons de carnaval (c’était le thème de cette édition) faisaient danser toutes les participantes. Les musiciens survoltés encourageaient tout le monde et détendaient l’atmosphère. Enfin… sauf moi 🙂

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Concentrée et oppressée, je suis partie comme une fusée en espérant trouver une foule moins dense vers l’avant du peloton. A mesure que nous parcourions les kilomètres, nous croisions des orchestres et des musiciens déchainés. J’avoue avoir été tellement concentrée sur le fait qu’il faille se frayer un chemin entre les participantes qui marchaient, que je n’ai pas baissé mon allure. A plusieurs endroits du parcours, il a aussi fallu surmonter la peur de la foule (et ça ira sans doute beaucoup mieux à la prochaine course) notamment en apercevant le monde dans le tunnel près du palais de Chaillot, et puis finalement on s’aperçoit que la foule bouge même lentement, et qu’il est possible de la traverser.

En franchissant la ligne d’arrivée, j’ai finalement l’impression que c’est passé très vite. J’attends mes collègues que je ne parviens pas à retrouver et je flotte un petit moment…

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De retour au village, je prête attention aux animations avant de repartir. Et je profite pour essayer de capter en images l’ambiance si particulière.

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